Logo Armée de l'air et de l'espace (AAE)

Leila PIERS - Souvenirs de l'EPA

Publié le 11 mars 2026 par Webmaster 3 lectures

Trois années d'internat, d'amitiés et de traditions inoubliables

Leila PIERS
Leila PIERS

Mon parcours à l'EPA

J'ai intégré l'EPA en classe de seconde, en 2012, et j'y suis restée jusqu'à la terminale. C'est dans ce lycée que j'ai obtenu mon baccalauréat S-SI en 2015. Ces trois années à l'internat ont été marquées par une combinaison de discipline et d'indépendance, mais surtout par de nombreuses amitiés et d'expériences qui restent gravées dans ma mémoire.

L'internat : entre discipline et moments mémorables

L'internat, c'était un peu de rigueur imposée par le cadre, mais c'était surtout une source intarissable d'amitiés et de souvenirs forts. Rien ne soude plus un groupe que de se retrouver tous en pyjama à trois heures du matin lors d'un exercice incendie... Ces moments inattendus, parfois déroutants sur le coup, sont ceux qui créent les liens les plus forts.

Les petites rébellions et les grandes fiertés

En terminale, avec les filles de ma chambre, nous avons décidé d'adopter des fleurs et de les installer sur notre rebord de fenêtre. Le règlement ne l'interdisait pas, alors pourquoi s'en priver ? Nous étions fières de nos plantes, qui ont même résisté à l'hiver et à la neige. Ces petits gestes d'appropriation de notre espace contribuaient à faire de l'internat un vrai chez-nous.

Terminale : traditions et tournant de la vie

L'année de terminale reste la plus marquante à mes yeux. Entre traditions incontournables comme le Mammouth ou le Percent, la pression qui monte à l'approche du bac et la conscience que la fin du lycée marque un tournant décisif dans nos vies, chaque jour comptait double. C'était une année intense, ponctuée de rires, de stress et d'émotions partagées.

Repas dans le sac lors d'une sortie
Repas dans le sac lors d'une sortie

Les inconvénients… ce qui ne me manque pas

S'il y a bien une chose qui ne me manque pas, ce sont les devoirs surveillés sur table du samedi matin ! Je ne pense pas être la seule dans ce cas… Ces moments de tension collective appartiennent désormais au passé, et c'est tant mieux.

Des chemins différents, des amitiés qui perdurent

J'ai malheureusement perdu de vue certaines personnes qui m'étaient chères, mais je garde encore contact avec quelques-unes. Il est toujours agréable de se retrouver, même si nos chemins ont divergé au fil du temps. Ces rencontres sont d'autant plus précieuses qu'elles nous rappellent ces années uniques et tout ce qu'elles nous ont apporté.

L'EPA restera à jamais une étape essentielle de mon parcours, faite de moments forts, de traditions et d'amitiés indéfectibles.

L'après EPA

Mon parcours depuis l’EPA a été jalonné de choix, d’expériences et de remises en question. Après un bac S-SI, je me suis naturellement orientée vers un DUT GMP (Génie Mécanique et Productique) à Grenoble. J’aimais la mécanique et ces deux années se sont globalement bien passées, même si j’ai beaucoup douté. En deuxième année, j’avais envie d’arrêter les études pour entrer réellement dans la vie active.

En parallèle, je faisais de la réserve sur la base aérienne 702 d’Avord, comme marqueuse opérationnelle à l’EAT. Je pensais m’engager dans l’armée après mes études, ce qui n’a sans doute pas renforcé ma motivation pour les cours. Mais j’avais aussi un fort désir de voyager et de partir à l’étranger. J’étais partagée.

Fin 2017, je me suis portée volontaire pour la mission Sentinelle dans le cadre de la réserve, afin de vivre une expérience opérationnelle. Ensuite, j’ai travaillé deux saisons en station de ski pour financer un projet qui me tenait à cœur : partir un an à l’étranger pour apprendre l’anglais.

En septembre 2018, je suis partie en Nouvelle-Zélande. Installée à Auckland, je suivais des cours d’anglais tout en travaillant à mi-temps en restauration. À la fin de l’année, j’ai choisi de prolonger l’aventure : travailler à plein temps, puis voyager encore avant de rentrer. Une occasion rare d’explorer l’autre bout du monde.

Mais début 2020, le Covid est arrivé. J’ai hésité à rentrer en France, au prix de toutes mes économies, ou à rester sur place. Pensant que la situation serait brève, j’ai choisi de rester. Le confinement a ensuite frappé la Nouvelle-Zélande à son tour.

La crise a duré bien plus longtemps que prévu. Heureusement, j’étais entourée d’amis, même si l’éloignement familial pesait. J’ai continué à travailler en restauration, principalement à Auckland, et j’ai aussi vécu un an à Queenstown, dans l’île du Sud.

Lorsque les frontières ont rouvert, le coût des billets pour la France était très élevé. Je m’étais aussi construit une vie sur place. Revenir signifiait tout recommencer à zéro - une perspective qui ne m’attirait pas particulièrement.

Je suis finalement rentrée en France en août 2023, après cinq ans en Nouvelle-Zélande. La restauration m’a beaucoup appris, mais je ne m’y sentais plus assez stimulée. J’avais besoin d’un nouveau défi. Reprendre mes études en France s’est alors imposé comme une évidence.

En septembre 2024, j’ai intégré la troisième année de BUT GMP (le DUT ayant évolué en bachelor en trois ans). Entre-temps, j’ai travaillé comme agent de trafic aérien sur les aéroports de Grenoble puis de Lyon, tout en effectuant mon année en alternance à Grenoble.

Depuis septembre, je poursuis un cursus d’ingénieur à l’ECAM de Lyon, en génie industriel et mécanique, en alternance au technicentre industriel SNCF de Vénissieux, où nous assurons la maintenance corrective et les opérations à mi-vie des moteurs électriques et convertisseurs de puissance des trains.

La reprise des études n’a pas été simple, mais je ne la regrette pas : aujourd’hui, je me sens enfin à ma place, dans un travail et des études qui me correspondent vraiment.

Contenus associés

Haut de page